Après avoir contesté les résultats de l’élection présidentielle de 2019, Achmet Saïd Mohamed s’exile en France où il poursuit ses activités d’enseignant-chercheur à l’Université de Poitiers. En 2023, il retourne aux Comores afin de participer à la vie politique à l’approche de l’élection présidentielle de janvier 2024.
Le 9 janvier 2024, cinq jours avant le scrutin présidentiel, il est arrêté à Moroni devant son domicile. Les autorités l’accusent de « complot contre l’autorité de l’État » et de « tentative de commission d’actes terroristes ». Sa candidature à l’élection avait auparavant été rejetée. Détenu à la prison de Moroni, il demeure incarcéré dans l’attente de son procès.
Après plus de quinze mois de détention, Achmet Saïd Mohamed est libéré de la prison de Moroni. Cette décision est accueillie avec soulagement par sa famille et ses soutiens, qui dénonçaient depuis plusieurs mois ses conditions de détention et la dégradation de son état de santé. Toutefois, sa liberté reste limitée. Il est placé sous contrôle judiciaire et soumis à plusieurs restrictions : il ne peut pas quitter les Comores et n’est pas autorisé à s’exprimer publiquement sur son affaire. Les poursuites engagées contre lui ne sont pas abandonnées.
Plus d’un an après son arrestation, Achmet Saïd Mohamed demeure en détention provisoire. Ses avocats dénoncent une détention excessive et arbitraire, alors que l’instruction judiciaire est terminée sans qu’un procès n’ait encore été organisé. Pour protester contre cette situation, il entame une grève de la faim le 20 janvier 2025. Son état de santé se dégrade rapidement, conduisant à son hospitalisation. Sa famille, installée en France, multiplie les appels à sa libération et alerte sur ses conditions de détention.
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